Auteurs : Ogawa Yōko (小川洋子)
Editeur : Actes Sud
Traducteurs :
traduit en Français par Rose-Marie Makino-Fayolle
Résumé :
Un petit garçon né avec les lèvres scellées vit aujourd'hui avec un léger duvet sur la bouche, une hypersensibilité à tout déplacement d'air. Après la disparition de sa mère, il passe de longs moments sur la terrasse d'un grand magasin, là où serait morte l'éléphante Indira. On dit que ce bel animal, mascotte d'un lancement promotionnel, devint un jour trop gros pour quitter les lieux.
Un matin, cet enfant solitaire découvre le corps d'un homme noyé dans le bleu d'une piscine. Et c'est en cherchant à savoir qui était ce malheureux que le gamin rencontre un gardien d'usine, un être obèse installé dans un autobus immobile et magique. Dès lors se dessinent entre eux une confiance quasi filiale, une relation toute familiale, un désir de legs, une envie d'héritage.
L'homme, passionné par les échecs, va faire du gamin son héritier de coeur, il va lui enseigner la stratégie du jeu, tout un art auquel le jeune garçon ajoute une spécificité : il joue tel un aveugle, sans voir son adversaire, sans voir les pions...
Retrouvant dans ce livre le motif du vieillard et de l'enfant, celui du lien issu d'une passion partagée, Yōko Ogawa poursuit l'exploration du sensible pour interroger, tel un écho silencieux, l'attachement à ceux qu'on aime, éternel.
Autres informations :
Yōko Ogawa, née en 1962 à Okayama, est une écrivaine japonaise.
Diplômée de la prestigieuse Université Waseda, elle est auteure de nombreux romans - courts jusqu'en 1996 - ainsi que de nouvelles et d'essais.
Elle a remporté le prestigieux Prix Akutagawa pour "La Grossesse" en 1991, et également le Prix Tanizaki 2006 pour "La Marche de Mina", le Prix Kyōka Izumi 2004, le Prix Yomiuri 2004 pour "La Formule préférée du professeur", et le Prix Kaien 1988 pour son premier court roman, "La désagrégation du papillon" ("Agehachō ga kowareru toki").
Ses romans sont caractérisés par une obsession du classement, de la volonté de garder la trace des souvenirs ou du passé ("L'Annulaire", 1994 ; "Le Musée du Silence", 2000 ; "Cristallisation Secrète", 1994), cette volonté conjuguée à l'analyse minutieuse de la narratrice (ou, moins fréquemment, du narrateur) de ses propres sentiments et motivations (qui viennent souvent de très loin) débouchant fréquemment sur des déviations et des perversions hors du commun, le tout écrit avec des mots simples qui accentuent la force du récit.
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