Auteurs : Endō shūsaku (遠藤 周作)
Editeur : Gallimard
Traducteurs :
traduit en Français par Minh Nguyen-Mordvinoff
Résumé :
" Sans même lui dire au revoir, ni lui faire un signe de la main, je montai dans le wagon.
J'entendis sa voix crier quelque chose dans mon dos -" quand se revoit-on ? "- Mais les portes se refermèrent avant qu'elle ait pu terminer sa phrase.
Alors que le train s'ébranlait lentement, j'éprouvai une joie cruelle en me retournant vers la fenêtre : Mitsu, la bouche ouverte, incrédule, trottait le long du quai, une main à moitié levée en l'air...
" Pour Yoshioka, son aventure d'une nuit avec la naïve et fragile Mitsu est sans lendemain.
Il l'abandonne et ne se préoccupe plus que de réussir dans la vie.
Mais après quelques années, peu à peu, l'idée de la revoir l'obsède.
Il va la rechercher dans tout Tokyo et découvrir son tragique destin...
Autres informations :
Shūsaku Endō est un écrivain japonais, né à Tokyo en 1923 et mort à Tokyo en 1996.
Très jeune, ses parents l'emmènent en Mandchourie, à Dalian, où il passe son enfance. Ils divorcent en 1933, et le petit Shūsaku repart avec sa mère à Kobe où elle se convertit au catholicisme en 1934.
Il est baptisé en 1935 et reçoit une éducation catholique. Cela fut dur pour l'enfant car dans les années trente le catholicisme est très mal perçu au Japon. Sa foi, et sa place au Japon, imprégnera son œuvre.
Après des études en littérature française à l'Université Keio de Tokyô, il part étudier à Lyon en 1950 où il étudie le roman catholique français (Bernanos, Claudel, Mauriac...). Il enseigne également à Marseille et Rouan. Mais après trois ans, il tombe gravement malade de la tuberculose et doit interrompre ses études.
En 1953, il rentre au Japon, où il reste alité pendant un an. C'est à cette occasion qu'il écrira ses premiers textes. "Do Aden", son premier roman, est publié en 1954.
En 1955, il est lauréat du prix Akutagawa, le prix littéraire le plus prestigieux du Japon, pour son roman "Shiroi Hito" (L'Homme blanc).
Il aura de graves maladies tout au long de sa vie (il est encore hospitalisé longuement en 1960), d'où un autre thème récurrent dans son œuvre : les hôpitaux, la maladie.
Autre thème récurrent dans son œuvre: celui de l'étranger. Ses personnages sont souvent la proie de questionnements d'ordre spirituel.
La plupart de ses livres sont traduits en français, et beaucoup ont été adaptés au cinéma.
"Chinmoku" (Silence) (prix Tanizaki, 1966), est le livre le plus célèbre d'Endō, généralement considéré comme son chef-d'œuvre.
Martin Scorsese a réalisé une adaptation cinématographique en 2016.
"La Mer et le Poison", un film japonais de 1986, réalisé par Kei Kumai d'après un roman de Shûsaku Endô, a été présenté à la 38e édition de la Berlinale de 1987 il y remporta l'Ours d'argent.
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