|
|
Auteurs : Murasaki Shikibu
Editeur : Diane de Selliers
Traducteurs :
traduit en Français par René Sieffert
Résumé :
Le Dit du Genji, texte fondateur de l’imaginaire japonais, relate la vie du prince Genji le « Radieux », dans l’ambiance de la cour impériale de Heian, l’actuelle Kyôto.
Au fil de ces amours, le Genji explore l’univers féminin afin et en apprécie les qualités tant morales qu’esthétiques. Le Genji façonnera ainsi la « femme idéale » en élevant une jeune fille avec laquelle il formera un couple que seule la mort séparera. Composé au début du XIe siècle dans l’atmosphère raffinée de la cour impériale, Le Dit du Genji avait été très prisé au sein de la noblesse, puis par un public élargi.
Au cours des siècles suivants, le roman inspira poètes, peintres, écrivains et dramaturges et est aujourd’hui considéré comme le premier roman psychologique au monde. Reprenant la remarquable traduction de René Sieffert, cette édition exceptionnelle est illustrée de 520 peintures et 450 détails d’œuvres du XIIe au XVIIe siècle, provenant de rouleaux, albums, paravents, kakemonos et éventails d’une beauté et d’une finesse inégalables.
Ces œuvres, dont une grande partie est totalement inédite en Occident, proviennent des musées, monastères et collections privées situés au Japon, aux Etats-Unis et en Europe.
Autres informations :
Murasaki Shikibu (紫式部) (v. 973-v. 1014 ou 1025) est le surnom d'une écrivaine, dame de la cour du milieu de l'époque de Heian (Xe-XIe siècles), connue pour son roman le Dit du Genji. Son nom véritable est peut-être Fujiwara no Kaoriko.
Orpheline de mère, elle est élevée par son père, Fujiwara no Tametoki, dignitaire de la cour et poète. Elle épouse Nobutaka Fujiwara, avec qui elle a une fille Daini no Sanmi, qui sera une poétesse connue. Elle devient veuve assez tôt. Fujiwara no Michinaga (藤原 道長) l'introduit à la Cour de Heian où elle entre au service de Shōshi, l'une des deux impératrices-consort de l'empereur Ichijō. Certains pensent que Fujiwara no Michinaga cherche par là le moyen de lui offrir une sinécure propre à la rédaction de son œuvre, Le Dit du Genji. Dans un passage de son journal intime, elle déclare même que le régent a fait irruption dans ses appartements pour s'emparer du dernier chapitre de son œuvre.
Son œuvre principale, généralement considérée comme un chef-d'œuvre de la littérature japonaise, est Le Dit du Genji, découpé en 54 chapitres ponctués de 800 wakas (poèmes).
Elle a en outre laissé un journal de Murasaki Shikibu et un recueil de poèmes qui lui vaut d'être considérée comme l'une des trente-six grands poètes de l'époque.
|
© 2014-2023 : Dominique Prevosto - ST BRIEUC (France)
|